Deux mois avec Google Home

Ce test a été réalisé sans aucune influence (fabricant, éditeur ou intermédiaire)

 

Cette année pour les vacances d’été, nous avons dû nous serrer un peu plus : un invité surprise s’est joint au voyage ! Distribué en France à compter du 08 août 2017, Google Home a trouvé sa place dans nos bagages.

Plutôt destiné, comme son nom l’indique, à une utilisation domestique, Google Home se glisse très facilement dans un sac et peut être très utile en déplacement. En vacances, puis à la maison, nous l’avons torturé testé pendant deux mois.

Après une rapide présentation de l’enceinte, nous verrons comment elle se configure et s’utilise. Mais ensuite, nous nous poserons la question de la sécurité. Et oui, puisqu’il ne s’agit pas d’une simple enceinte. Comme vous pouvez lui poser des questions, c’est donc qu’elle nous écoute, mais voulons-nous qu’elle nous écoute tout le temps…

Unboxing

Google Home et son alimentation sont rangés dans un boitier très sobre d’un blanc immaculé, sur lequel vient se poser un carton permettant la présentation du produit et des fonctionnalités. À l’intérieur, on retrouve une présentation de produit très succincte. Le design du produit, de l’emballage et des notes d’explications sont au même niveau « premium » que tous les autres produits provenant des grandes sociétés du High Tech (Withings – désormais racheté par Nokia, Apple, Samsung, etc…).Une fois sortie de son écrin, l’enceinte n’est pas désagréable à regarder. On peut la poser sur n’importe quelle table, elle saura se faire oublier. Sur la partie extérieure, le Google Home se décrit très rapidement puisqu’il ne semble posséder qu’un seul bouton physique, mais nous verrons plus tard que ce n’est pas vraiment le cas. Ce dôme blanc s’appuie sur une base recouverte d’un tissu en mailles, protégeant les trois haut-parleurs de la poussière, au sommet on retrouve deux ouvertures qui semblent correspondre aux microphones permettant de dialoguer avec.

 

En démontant, très simplement, la partie basse, qui peut être changée pour correspondre à votre décoration, on aperçoit les trois haut-parleurs.

Premier démarrage et installation

Une fois branchée, l’enceinte se réveille et ne demande qu’une chose, sa principale nourriture : l’Internet. Il est donc nécessaire de télécharger l’application Google Home sur votre smartphone Android ou iOS, ensuite l’application s’occupe de tout. Habituellement, sur ce genre de produit sans clavier, l’application dédiée demande de se déconnecter du réseau WiFi habituelle pour se connecter au point d’accès WiFi du produit pour le configurer ; ici l’application Google Home fait ça toute seule ! Bien plus simple pour la configuration. L’application vous demandera uniquement de saisir la clé du réseau WiFi domestique, quelques secondes plus tard, Google Home et votre smartphone se retrouvent sur le réseaux WiFi habituel, et l’enceinte est prête à fonctionner.

Google Home est donc maintenant prêt à être utilisé. Toute la configuration supplémentaire se fait depuis l’application dédiée. Elle permet de gérer énormément de fonctionnalités :

  • le compte Google associé
  • les informations personnelles : pseudo, adresses personnelle et professionnelle (pour vous informer de la circulation dès le matin)
  • les informations de paiement
  • l’organisation des informations que vous souhaitez entendre le matin, par exemple : la météo, l’état du traffic, puis les informations.
  • etc…

 

Maintenant que le Google Home est configuré et posé sur votre plus beau meuble, il peut se faire oublier jusqu’à ce que vous ayez besoin de lui demander quelque chose… Et c’est peut-être là que les problèmes commencent, ou pas…

Sécurité

En effet, il ne faut pas oublier que l’enceinte est à l’affût de l’appel de son nom. Tant qu’on ne lui dit pas « Ok Google » ou « Dis Google », elle ne réagira pas. Ce qui veut donc dire que les micros sont actifs jusqu’à percevoir la signature auditive de ces deux interjections. C’est justement ici que se retrouvent les plus grandes craintes sur le respect de la vie privée, potentiellement Google pourrait écouter tout ce qui se dit dans la pièce (au même titre que le Prizm, testé ici précédemment, disposant également de micros pour déterminer l’ambiance sonore de la pièce et y jouer la musique adéquate, en s’appuyant également sur vos goûts). Je ne ferai pas ici d’études des paquets IP, sur ce qui sort et rentre du Google Home pour savoir si Google espionne ses clients (en tout cas, pas tout de suite), mais c’est un point à connaître et à prendre en compte avant l’achat de cet appareil.

[Photo bouton mute]

Pour répondre à cette inquiétude, Google a ajouté sur l’enceinte un bouton permettant de désactiver les micros. En l’activant, effectivement, les « Ok Google » et « Dis Google » ne suffisent pas à réveiller l’enceinte, mais savoir si les micros sont réellement désactivés, c’est beaucoup plus compliqué à dire, seule la lecture du code source (qui peut évoluer à tout moment), permettrait de s’en assurer ; mais pas sûr que Google soit prêt à fournir ce code, surtout au moment où tous les concurrents majeurs se lancent dans les enceintes connectés : en particulier Amazon avec Alexia et Apple avec le HomePod.

L’autre point auquel il faut faire attention en terme de sécurité, c’est que pour être vraiment efficace, Google Home a besoin d’accéder à vos mails, votre agenda, votre liste de course, vos services de streaming vidéo ou audio, etc… Alors effectivement, du point de vue uniquement fonctionnel, c’est nécessaire, et c’est justement toute la beauté de l’outil : avoir un assistant personnel qui connait vos habitudes, votre planning, vos goûts de façon à être réactif et vous apporter une aide précieuse. Mais d’un autre côté, il ne faut pas oublié que vous fournissez toutes vos données personnelles, et professionnelles (si vous ne cloisonnez pas les deux en ayant deux smartphones et deux comptes distincts pour vos différentes activités) à l’entreprise la plus efficace pour traiter toute cette multitude de données et en tirer une valeur ajoutée.

Pour ma part, pour cet essai j’ai ressorti mon ancien Samsung Galaxy Note 2, réinitialisé avec un nouveau compte Google créé spécifiquement pour l’occasion. Et si je fais le choix de conserver le Google Home chez moi, il devra se contenter de ce compte, et il ne sera connecté qu’avec le strict minimum d’applications tierces. 

Au fait, une question subsidiaire pour ceux qui ont acheté et installé un Google Home : qui a lu les conditions d’utilisations ? Personnellement, elles sont tellement nombreuses que j’ai rapidement accepter sans avoir tout lu, pourtant habituellement je les lis. Je m’y replongerai dans un second temps… pour trouver le sommeil !

À ces problématiques qui nous viennent rapidement en tête, il y en a une autre c’est que tout se contrôle par la voix. Alors oui, vous me direz, c’est normal, c’est le principe du produit ! Mais pour ceux qui ont renseigné leurs informations bancaires ou connecter leur gestion domotique à Google Home, ou même ses équivalents, n’importe qui peut interagir avec l’enceinte intelligente et demander de déverrouiller toutes les portes de la maison, d’éteindre toutes les lumières, de lancer un film payant sur la TV, de commander un produit sur Amazon. Durant le Super Bowl de 2016, une pub du Google Home, avec quelques phrases types, a activé toutes les enceintes déjà présentes dans quelques foyers américains, répondant aux « Ok Google ». Un court article sur le sujet : La pub Google Home du Super Bowl sème le chaos dans les foyers américains (01Net). Une autre pub également durant la Super Bowl a permis à Burger King de se faire une belle publicité. Un autre exemple : Domino’s Pizza permet également de commander une pizza depuis son Google Home (je ne sais pas si ça fonctionne depuis la France). Il ne faut donc pas oublié que cette enceinte se contrôle à la voix… toutes les voix : la vôtre, celles de vos enfants, de vos amis, de vos voisins (s’ils crient suffisamment fort), de la télévision, du voleur qui veut rentrer sans effraction, etc…

Une utilisation simple et ludique

Étant donné que le Google Home ne dispose que d’un seul bouton physique, son utilisation est à la fois simple et complexe, tout dépend de la demande et son interprétation par l’intelligence artificielle. Si vous lui demandez de monter ou diminuer le son, mettre de la musique, ou se mettre en veille, tout va bien ; par contre, si vous voulez des choses un peu plus complexe, vous n’êtes pas sûr d’obtenir ce que vous voulez, et vous n’aurez pas toujours un moyen de contournement. Par exemple, si vous voulez entendre un album spécifique, pas sûr que ce soit celui-là qui sera lu. Heureusement, vous aurez généralement la possibilité de renvoyer le son sur le Google Home depuis l’application mobile, mais cela vous oblige à utiliser vos doigts, et on perd un peu l’intérêt de l’enceinte intelligente.

Par contre, plus intelligents qu’un Google Home, les enfants comprennent rapidement comment l’utiliser à force de vous entendre donner des ordres à la petite boite blanche. En la laissant quelques minutes aux ordres des enfants, l’enceinte a fait ce qu’elle a pu pour satisfaire toutes les demandes : du Cars, du Vahiana et de la Reine des Neiges à outrance. Et ça, c’est quand elle arrive à identifier une demande, parce que la plupart du temps, il est très difficile de déterminer quelque chose dans ce capharnaüm de demandes. Il devient donc nécessaire de voir à fixer des limites auprès des enfants, car il n’est possible de fixer qu’une seule limite sur l’enceinte, c’est le fait d’interdire de jouer du contenu non approprié (audio, ou vidéo via Chromecast). Au-delà de cette restriction, vous ne pourrez pas limiter l’utilisation à certaines voix, ou empêcher le fait de l’utiliser sur certains horaires. Si vous voulez surveiller l’utilisation qui est faite du Google Home, chaque demande se retrouver l’historique, consultable sur l’application pour smartphone Google Home associé à votre compte.

L’intégration dans votre quotidien

Du point de vue de l’intégration, l’application Google Home permet de configurer l’interface avec d’autres services.

Pour la musique, l’enceinte s’appuie évidemment par défaut sur Play Musique, le service musical de Google. D’ailleurs, l’activation du Google Home permet de profiter de 3 mois d’abonnement gratuit. L’enceinte est également compatible avec Deezer et Spotify. Alors qu’habituellement l’utilisation de ce type de service sur des équipements tierce oblige la souscription à un abonnement payant, Spotify a créé la surprise il y a quelques jours, mi-août, en permettant l’utilisation d’un compte Spotify gratuit, et donc la lecture de quelques publicités entre les morceaux. Vous retrouverez, un peu plus bas, mon retour sur l’utilisation de Deezer.

Outre la musique, le Google Home peut se connecter avec plusieurs services permettant de piloter votre maison, bien que la liste est longue, aucune trace de Jeedom (snif!). Pour les plus connus, on y retrouve : Gigaset Elements, Honeywell, Nest, Netatmo, Philips Hue, Samsung Smart Home, SmartThings (Samsung), Tado°, WeMo, Yeelight. Mais pour les adorateurs de Jeedom, ou autres solutions de domotique, tout n’est pas perdu : voir un peu plus bas.

Après la musique et la domotique, Google Home permet de gérer sa liste de courses. Par contre, on ne parle pas ici de prestataire extérieure, seul Google Shopping List est disponible. Dommage. Permettre l’utilisation d’application comme Bring! ou d’autres applications dédiées à la liste de course aurait été plus intéressant, mais cela viendra peut être prochainement.

Le paramétrage de Google Home, via l’application, permet ensuite de choisir ce qu’on souhaite entendre le matin. Ainsi, il suffit de dire « Ok Google. Bonjour », pour que l’enceinte vous donne la météo, les actualités qui vous intéressent (le monde, la finance, les nouvelles technologies, les peoples, etc…) parmi un liste de podcasts disponibles, les informations de circulation entre votre domicile et votre travail, ainsi que les différents rappels présents sur votre agenda. Les plus malins pourront même gérer des raccourcis dans leurs demandes, ainsi « Ok Google, dis-moi qui est le plus beau » pourrait correspondre à « Ok Google, affiche sur la TV du salon, ma dernière photo ».

Deezer

Pour ma part, j’ai utilisé Google Play Musique durant quelques jours, puis j’ai rapidement associé mon compte Deezer pour profiter de ma playlist personnalisée. Flow, la fonctionnalité de Deezer qui mélangent vos morceaux préférés et ceux qui devraient vous plaire, s’intègre de mieux en mieux. Sur les premiers essais, j’avais un doute sur le fait qu’il se base sur mes goûts, je demandais donc à Google Home de jouer une playlist particulière, mais pour avoir refait le test récemment, l’enceinte annonce clairement se baser sur « Flow de Deezer » et je retrouve effectivement mes musiques préférés. Par contre, en faisant le test sur une vingtaine de minutes à passer en revue toutes les musiques proposées (avec une lecture de quelques secondes pour chaque morceau), je n’ai eu aucune découverte musicale. Mais le bon point de son intégration réside dans le « Ok Google, j’aime » ou « Ok Google, je n’aime pas » qui est bien pris en compte dans les « coups de cœur » de l’application.

Jeedom (domotique)

Comme dit précédemment, Jeedom n’est pas présent dans la liste des solutions de domotique compatibles avec Google Home. Mais ce dernier est compatible avec IFTTT. Pour ceux qui ne connaissent pas IFTTT, cela  » IThis, Then That « , comprenez  » S’il se passe ceci, alors faire cela « . Ainsi, les possibilités de ce qu’il est possible de faire avec le Google Home augmentent radicalement, étant donné la liste des partenaires sur IFTTT (Tweeter, Evernote, Google Drive, Skype, Instagram, Deezer, Soundcloud, WordPress, Salesforce, …). Depuis une simple demande, vous pourriez déclencher l’envoi d’un mail, d’un tweet, d’un SMS, l’allumage d’une lumière, l’inscription d’un rappel, l’arrosage automatique de votre jardin, le déclenchement du chauffage, … même si l’application qui gère tout cela n’est pas compatible avec Google Home, en passant par un intermédiaire qui fera l’interface entre les deux applications.

Pour expliquer comment interfacer Google Assistant et Jeedom, je ne vais reprendre l’excellent travail effectué sur le forum Jeedom, par Bronche, vous pourrez retrouver tout cela ici : Google Home – 4 tutos – commande en URL directe, par interaction, par scénario TTS et MP3.

Le principe consiste à utiliser les liens HTTP disponibles pour chaque action sur Jeedom. En allant la page de configuration de vos plugins, vous avez un lien qui permet de paramétrer chaque commande, c’est ici que vous trouverez les URL pour chaque commande (une pour « on », une autre pour « off », et ainsi de suite). 

[Image Jeedom by URL]

Une attention particulière néanmoins, cette URL contient votre clé Jeedom, sans elle, même si vous connaissez l’adresse du serveur Jeedom, vous ne pourrez le contrôler. Il convient donc de ne pas la communiquer n’importe où et à n’importe qui. Pour ma part, j’ai ajouté une couche supplémentaire avec une sorte de reverse proxy qui fera l’interprétation entre l’ordre reçu depuis IFTTT et le lien attendu par Jeedom.

Dans IFTTT, on paramètre notre applet comme suit.

Appel de Jeedom depuis IFTTT

 

Ainsi l’ordre « Allume la lumière du salon » qui n’aurait pas pu être interprété directement par le Google Home, sera transmis, par l’intermédiaire de IFTTT, vers le serveur hébergeant Jeedom, qui saura quelle commande il doit exécuter. Une fois qu’on a fait ce qu’il fallait pour le premier, il est très simple de reproduire la même chose pour tous les objets que vous souhaitez piloter à la voix.

Quelques bugs

Au cours de l’essai, même si l’intelligence artificielle remplie généralement bien son rôle, il arrive que quelques bugs arrivent. On pourrait penser que cela provienne de la jeunesse du produit, mais il ne faut pas oublier que cette enceinte intelligente est en vente depuis novembre 2016 aux US. Il est parfois difficile de savoir s’il s’agit d’une mauvaise compréhension de la demande par l’intelligence artificielle ou un problème d’interface avec les applications tierces. Mais à d’autres moments, le problème provient clairement de l’intelligence artificielle, ainsi si je lui dis « Ok Google. Joue un peu de musique », elle semble perdue, alors que « Ok Google. Joue de la musique », la demande est bien comprise. Il s’agit donc de quelques habitudes francophones qui devraient être intégrées prochainement.

Durant les tests, j’ai également rencontré un autre bug assez bizarre, et pour lequel je n’ai pas d’explication. Lorsque j’écoute de la musique avec Deezer, au bout d’un certain moment, parfois une dizaine de minutes, parfois bien plus, la musique s’arrête et reprend quelques longues minutes plus tard, et parfois pas du tout. Je penchais au départ pour un problème de connexion Internet, due à une LiveBox légèrement capricieuse. Mais depuis le retour de vacances, et la connexion une Freebox parfaitement configurée, le problème persiste. De plus, j’ai également remarqué que le Google Home ne tarde pas à se manifester quand la connexion Internet cesse.

Disponibilité et prix

Sorti il y a un mois, le Google Home reste disponible aux Fnac et Darty pour un cent en dessous de 150€, soit 149,99€. Alors qu’on pouvait l’acheter très facilement à sa sortie, la disponibilité est un peu plus faible au moment où j’écris cet essai, mais il est généralement possible de le récupérer en une journée après une commande en magasin. Je serai bien curieux de connaitre le nombre de ventes et les différentes populations de clients.

Lors de la rédaction de cet article, la Fnac offrait trois mois d’utilisation de Deezer avec l’achat d’un Google Home, couplé avec l’offre de trois mois de Google Play Music offert pour le même achat, vous aurez suffisamment de temps pour vous faire votre avis sur l’offre musicale qui vous convient le mieux.

Pour une prochaine version ?

L’article a été écrit avant l’annonce des Google Home Mini et Maxi. 

En soit, le produit semble très réussi. Sans être extraordinaire (mais tout de même surprenant), le son de cette enceinte est pleinement satisfaisant pour une ambiance musicale, à part quelques bugs, l’intelligence artificielle répond bien (et parfois avec humour), la présentation sobre du produit fait qu’il peut être posé n’importe où sans attirer l’attention, et le fait qu’il provienne de chez Google ainsi que son intégration dans IFTTT font que cette enceinte possède un potentiel de fonctionnalités à venir. Malgré cela, quelques petits ajustements auraient rendu le produit (presque) parfait – je ne parle ici que de l’aspect fonctionnel, et non de l’aspect sécurité.

Le premier d’entre eux pourrait être l’inclusion d’une fonction de réveil digne des capacités du produit. Alors oui, le Google Home peut faire réveil, mais il n’a qu’une seule et unique sonnerie. Il n’est, aujourd’hui, pas possible d’être réveiller avec des musiques qui correspondent à nos goûts, ni même avec une chanson précise.

Pour les prochaines, je plante le décor. On va s’imaginer en été, couché de soleil et repas sur la terrasse entre amis. Un Google Home, pour ajouter une ambiance sonore et prévenir de la cuisson du repas, aurait parfaitement sa place, s’il n’y avait pas ce câble électrique qui passe entre deux chaises et court jusqu’à la maison.
Et continuons notre projection en fin de soirée, un éclairage assez diffus permettrait de continuer de profiter de la soirée et de la fraicheur nocturne, mais permettraient également de proposer des jeux ludiques pour les enfants ou de colorer ses rappels ou ses mails en fonction de l’urgence.
Ces deux évolutions m’ont manqué pendant mon essai, du coup, j’ai fait avec les moyens du bord : rallonges et bougies ! 🙂

Ensuite pour continuer, une petite évolution qui fait défaut aujourd’hui, mais qui devraient sûrement arriver prochainement : la possibilité d’ajouter des rappels dans son agenda, directement par la voix. Actuellement, Google Home sait y accéder pour vous indiquez vous rappels du jour, mais ne peut en ajouter de nouveaux.

Pour terminer, une dernière évolution qui faciliterait son intégration à la maison, mais qui n’arrivera sûrement jamais, c’est la possibilité de changer son prénom. Toutes les enceintes connectées embarquant l’Assistant Google répondent toutes au nom de « Ok Google », la possibilité de changer son nom permettrait un peu plus de fantaisie et empêcherait son système de répondre à la demande de n’importe qui. « Dis, Belzébuth, tu m’allumes le barbecue » :).

Conclusion

Les différentes utilisations idéales : salle de bain et en cuisine (moins de discussion « secrètes », ambiance musicale appréciée, les idées arrivent toujours dans ces moments où on n’a rien pour les noter…)

Après un mois d’utilisation, se pose la question de le garder à la maison. Au delà des questions de sécurité, cette enceinte connectée peut être très pratique au quotidien. En prenant votre petit déjeuner, vous aurez ainsi toutes les informations nécessaires pour commencer votre journée : planning, météo, traffic routier jusqu’à votre travail, dernières informations. Si vous avez besoin de plus de temps, le Google Home vous accompagnera en musique. Au rythme de la journée, vous pourrez lui demander de jouer de la musique, de répondre à vos questions, de vous aider à cuisiner et de piloter votre domotique. Pour 150€, le prix me parait correct pour son utilisation, très loin des 350$ qu’Apple demandera pour son HomePod.

Maintenant, lorsqu’on prend en compte la sécurité et le respect de la vie privée, il devient difficile de justifier la présence d’une enceinte qui, potentiellement, peut écouter tout ce que vous dites, même sans l’activer. Reste donc à chacun de faire le choix de mettre dans son salon ce type d’équipement.

Pour ceux, comme moi, qui apprécient ce genre de produit mais qui se sentent concernés par les problématiques liées au respect de la vie privée, l’enceinte de chez Google peut être placée dans une pièce où n’ont pas lieu de grandes discussions. Ainsi sa meilleure place serait peut-être la salle de bain : un espace où on apprécie d’écouter de la musique (pour couvrir sa voix de casserole sous la douche), d’écouter les dernières informations en se brossant les dents et pourvoir déclencher sa machine à café avant d’arriver dans la cuisine ; en plus, peu de secrets se révèlent dans une salle de bain.

Pour ma part, je ne regrette pas cet achat, même si je n’apprécie pas la philosophie commerciale de Google qui fait de vos données sa valeur ajoutée, j’ai été très impressionné par les capacités de cette enceinte. Après un mois dans le salon, comme tout utilisateur lambda, je vais placer le Google Home dans un endroit où je saurai me faire aussi discret pour lui, que lui sait se fait dans mon intérieur.


Sources :

 

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