Installation de Jeedom sur un Raspberry Pi 2

[Mise à jour du 14/02/2016]

La version 2.0 de Jeedom est maintenant disponible. Après avoir migré, voici mon retour d’expérience.


 

Depuis plusieurs années, je pense à me lancer dans la domotique. Pouvoir contrôler tous les appareils de sa maison depuis une tablette ou un téléphone est un délicieux mélange de prouesse technologique et un doux rêve, il n’en fallait pas plus pour intéresser le Geek qui sommeille en moi.

Il existe plusieurs solutions de domotique. Certaines sont bien plus onéreuses que d’autres, mais généralement, ce sont les plus simples d’utilisation. En ayant fait une rapide étude personnelle, Fibaro semble être la meilleure solution avec son application mobile, une interface plutôt sexy, et la possibilité de gérer sa domotique en passant par un langage de programmation (qui permet aux plus exigeants de créer leurs scenarri, quelque soit le niveau de complexité). Mais forcément, c’est la solution la plus chère. Ensuite, il existe énormément de solutions, mais une grande partie s’appuie sur le Cloud ; mais pour moi, il est hors de question que ma domotique soit dépendante d’Internet, ou qu’elle puisse être gérée par une personne extérieure qui aurait réussi à trouver mes identifiants.

Parmi toutes les solutions, Jeedom semble apporter un excellent compromis :

  • Pas de box à acheter, elle s’appuie sur une Raspberry Pi et un module Razberry (environ 60€)
  • Elle est gratuite et Open Source
  • Elle est autonome, donc même en cas de coupure de l’Internet, ma domotique continue de fonctionner
  • L’interface n’est pas très sexy, mais assez simple d’utilisation
  • Le paramétrage est assez complet pour faire toutes sortes de scenarri
  • Les mises à jour semblent régulières, permettant de gérer de plus en plus de modules
  • Elle gère le ZWave, l’EnOcean, le RFXcom, le RTS SOMFY, etc… suivant les modules installés
  • La solution est française (Cocorico!)

Jeedom propose plusieurs modes d’installation. Vous pouvez choisir d’acheter leur première box, le produit d’entrée de gamme. Elle ressemble à un Raspberry Pi, mais les composants intérieurs semblent légèrement différents ; par contre, la disponible de ce produit est quasi nulle, voire introuvable. Ils travaillent également sur une box qu’on peut installer facilement chez soit, mais elle n’est pas encore disponible. Enfin, une version Professionnelle est disponible, mais réservée aux professionnelles.

Au final, il ne reste donc que peu de possibilités pour installer Jeedom chez soit, sauf en passant par un Raspberry Pi, puisque Jeedom propose également de récupérer la partie logiciel et de l’installer sur un Raspberry Pi. À partir de là, deux possibilités, soit vous récupérez une image déjà toute prête à installer sur la carte SD de votre Raspberry Pi, soit vous installez vous-même le système du Raspberry Pi, puis vous installez Jeedom. Préférant contrôler les applications installées sur mes machines, et parce que c’est plus Geek :), j’ai choisi la deuxième possibilité.

Préparation du Raspberry Pi

  1. Récupération de l’image Raspbian. Depuis le mois de novembre, ils ont mis en ligne une version « light ». Je pars de cette version, car je n’ai pas besoin de toute la partie graphique. Je ne me connecte au Raspberry qu’en console, comme pour tous mes Raspberry Pi.
  2. À partir de Mac OS X, on utilise la commande suivante pour coller l’image téléchargée vers la carte MicroSD (ne pas oublier de démonter toutes les partitions de la carte SD auparavant)
    sudo dd bs=1m if=/Volumes/Macintosh\ HD/data/iso/2015-11-21-raspbian-jessie-lite.img of=/dev/disk2
  3. Ensuite, on démarre le Raspberry Pi avec la carte SD à l’intérieur et un câble RJ45 branché sur le réseau informatique
  4. Depuis un autre ordi, se connecter en SSH sur le Raspberry Pi (que j’ai appelé PiLote, puisqu’il pilotera l’ensemble des appareils de ma maison)
    ssh pi@[IP_du_RaspberryPi]    (le mot de passe par défaut est « raspberry »)
  5. Pour plus de sécurité, on commence par remplacer le mot de passe des utilisateurs « pi » et « root »
    pour le compte pi : passwd
    puis
    pour le compte root : sudo passwd
  6. On va modifier un paramètre du service SSH pour permettre la connexion SSH pour le compte administrateur « root ». Cela n’est généralement pas recommandé, surtout si votre Raspberry Pi est accessible depuis l’extérieur (Internet). Vous pourrez retirer ce paramètre à la fin de l’installation.
    Pour cela, on édite le fichier /etc/ssh/sshd_config, avec les droits sudo et on remplace la ligne
    PermitRootLogin without-password
    par
    PermitRootLogin yes
    Puis, on relance le service SSH : sudo service ssh restart
  7. On se déconnecte, et on se reconnecte en SSH avec l’utilisateur root, dont vous avez défini le mot de passe auparavant.
  8. On configure le Raspberry Pi avec la commande « raspi-config »
    Raspi-Config

    1. On commence par « Expand Filesystem », cela permet de rendre disponible l’ensemble de la carte SD. L’image téléchargée est prévue pour une carte de 2Go, donc si vous utilisez une carte SD de 8Go, les trois quarts de la carte ne seront pas utilisables. En utilisant cette fonction, cela permet de retrouver les 6Go manquants.
    2. On continue avec « Internationalisation Options » pour modifier les paramètres locaux (langue système, clavier, etc…). Personnellement, je laisse « en_GB.UTF-8 UTF-8 » et je rajoute « fr_FR.UTF-8 UTF-8 », que je mets par défaut.
    3. J’active ensuite la Caméra, il n’est pas exclu que je l’ajoute pour déclencher la prise de photos dans certains scenarii.
    4. Je vais ensuite dans les « Advanced Options » pour modifier :
      1. le nom du Raspberry Pi
      2. la répartition de mémoire entre RAM et GPU (valeur : 32, puisque je n’utilise pas la partie Graphique)
      3. l’activation du SPI et du I2C. Cela permettra d’ajouter des modules sur les ports GPIO. Je ne sais pas encore si j’en aurai besoin, mais je n’aurai pas à revenir dans les paramètres dans ce cas.
  9. Je reboote le Raspberry Pi.
  10. Dès le redémarrage, la première commande à effectuer est :
    apt-get update && apt-get -y dist-upgrade && apt-get -y upgrade

    Cela permet de mettre à jour le système du RaspberryPi.

  11. Un dernier redémarrage n’est pas forcément nécessaire, mais personnellement, je préfère, surtout dans le cas de mises à jour de librairies.

Installation de Jeedom

La suite de l’installation s’appuie sur la procédure de Jeedom : https://www.jeedom.com/doc/documentation/installation/fr_FR/doc-installation.html#_autre (chapitre 7 – autre).

Pour cela, on utilise les commandes suivantes :

apt-get install -y curl wget
chmod +x install.sh
./install.sh

L’installateur de Jeedom vous demande si vous acceptez de modifier la configuration de NGinX. Normalement, vous n’en avez encore, donc vous pouvez y aller sans risque.

Il vous reste maintenant à patienter une bonne demi-heure, pendant laquelle il vous sera demandé un mot de passe pour la base MySQL.

Une fois terminée, comme indiqué dans la console, il faut vous rendre sur la page http://[IP_du_RaspberryPi]/jeedom.

Login_Jeedom

 

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Domotique, Geek, Raspberry Pi

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